lundi 23 juillet 2012

France Soir et le réalisme économique

C'est fait, c'est terminé pour France Soir. Le réalisme économique a enfin eu raison du rêve, même fut il russe, et des syndicats, pourfendeurs d'un idéalisme d'un ancien temps qui a enfin vu les effets bien concrêts de leurs actes: la liquidation. Il restait encore une offre qui aurait permise de sauvegarder quelques emplois, mais non... France Soir meurt dans l'indifférence se plaignent les syndicalistes - ben oui - parce que France Soir n'avait rien à offrir, et c'est pourquoi le titre est mort. Pourquoi perfusionner le patient qui n'a quelques jours de sursis en sachant que cela coutera de l'argent public. Non, la décence a enfin triomphée. Voici ce qu'on pouvait en lire dans la presse numérique: France Soir mis en liquidation... Le tribunal de commerce de Paris a prononcé ce lundi après-midi la liquidation du titre, apprend-on de source syndicale. "Cette fois, c'est la fin pour le quotidien lancé en 1944 par Pierre Lazareff", estime Le Monde. Le quotidien historique avait cessé son édition papier en décembre dernier. Le titre n'existait plus depuis qu'en version numérique depuis, et avait été placée en redressement judiciaire par son propriétaire, Alexandre Pougatchev. Une seule offre était en lice pour la reprise du titre, celle du groupe de presse "low-cost" Lafont, moyennant 56 000 euros et le maintien de seulementy six emplois sur 49. Cette proposition avait été jugée "scandaleuse" et rejetée à l'unanimité la semaine dernière par les salariés et les élus de France Soir. Cette fin est lamentable, France Soir meurt dans l'indifférence. Cette liquidation doit déboucher sur une vente "à la découpe" des derniers actifs de France Soir: le titre, le nom de domaine et le fonds d'archives, a expliqué le secrétaire du comité d'entreprise, Stéphane Paturey. "Cette fin est lamentable, la liquidation a été prononcée en dix secondes, sans aucune explication, France Soir meurt dans l'indifférence", a-t-il commenté. "C'est un désastre pour le pluralisme de la presse, un désastre pour l'emploi", a-t-il ajouté. Dans un communiqué, les syndicats et les élus de France Soir ont dénoncé un "gâchis". "En sept mois, Alexandre Pourgatchev a tué un titre et licencié pas moins de 150 salariés", écrivent-ils. "Le silence du gouvernement sur ce dossier est intolérable", dénoncent-ils. Source de l'Express.

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