vendredi 28 juillet 2017
Beauté du Mont St Michel
Samedi dernier, j'ai vécu une expérience savoureuse que je ne suis pas près d'oublier : j'ai essayé le vol en ULM. C'était dans les environs du Mont St Michel, et alors que j'étais là-haut, profitant du paysage alentour, j'ai réalisé une fois de plus à quel point notre planète est éblouissante. Et cela m'a rappelé les propos de Thomas Pesquet lorsqu'il est revenu de voyage après six mois passés hors de notre atmosphère. Il a déclaré en interview que lors de ses sorties hors de l'ISS, il a été particulièrement fasciné par la vue sur la Terre. Mais il s'est aussi rendu compte à quel point cette planète est un écosystème émimment fragile. Cette expérience l'a à chaque fois confronté à nos responsabilités humaines.
A la base, je me suis dit qu'il faudrait exhorter tous ceux qui nient la réalité du réchauffement climatique à faire un tour sur l'ISS, pour avoir la même épiphanie. Mais ce serait évidemment une perte de temps : si un Trump vivait une aventure comme celle-là, il n'en reviendrait pas plus écologiste qu'à son départ. A tous les coups, il se toquerait de promouvoir le tourisme dans l'espace, juste parce qu'il voudrait y être le premier à construire un hôtel à son nom.
Il faut comprendre que quelle que soit l'expérience, le ressenti qu'elle engendre découle fondamentalement de la personne : elle aura donc chaque fois un effet différent. Un homme tel que Pesquet va dans l'ISS pour contribuer à notre futur. Un Trump ne ferait quant à lui le voyage que pour faire parler de lui sur les réseaux sociaux et obtenir de nouveaux followers. Même expérience, ressenti et interprétation très différentes. Voilà pourquoi, devant un changement climatique pourtant manifeste, le Donald se dégage de l'accord de Paris sans être capable de voir plus loin que lui.
Soit dit en passant, si vous souhaitez vous aussi profiter des charmes de ce monde, vous devriez vraiment tenter le vol en ULM. D'ailleurs, voici un site qui permet de se faire une idée. Ce n'est pas aussi bien qu'une sortie hors de l'ISS... mais c'est tout de même très sympa à vivre ! Retrouvez toutes les infos sur cette activité de vol en ULM à Mont Saint-Michel en suivant le lien.
mercredi 21 juin 2017
Les migrations et les attentats
La Première ministre de la Pologne condamne la politique «irresponsable» de l‘UE en matière de migrations, alors que la Pologne manque à ses engagements concernant l’accueil des réfugiés. La vague d'attentats en Europe est une conséquence de la politique migratoire irresponsable de l‘UE, a déclaré la Première ministre de la Pologne Beata Szydlo à la télévision polonaise. «Les personnes qui sont arrivées en Europe ou qui y vivent depuis des générations entières sont livrées à elles-mêmes, n'ont pas de vision quant à leur avenir», a-t-elle indiqué. Pour une nouvelle fois, Mme Szydlo s'est prononcée contre la relocalisation des réfugiés. Selon elle, le gouvernement polonais estime qu'il faut aider ces personnes mais les aider là où elles vivent. Elle a également dénoncé les couloirs humanitaires destinés à procurer une aide médicale aux réfugiés. «Nous serons en mesure d'accorder une assistance médicale sur place à un plus grand nombre de personnes que si ces personnes sont emmenées en Pologne», a affirmé la responsable. En automne 2015, les pays de l'UE ont décidé de reloger sur leur territoire 160.000 réfugiés venus d'Afrique en Grèce et en Italie. Les quotas ont été répartis au prorata de la population des autres pays de l‘UE et selon certains autres facteurs. La Pologne s'est alors engagée à accueillir 7.000 personnes, la République tchèque 1.600, la Hongrie 1.300 et la Slovaquie 900 personnes. En deux ans, la Pologne et la Hongrie n'ont accueilli aucun migrant, la République tchèque en a reçu 12 et la Slovaquie 16.
mercredi 7 juin 2017
L'Islande et la normalisation
Un sujet a été assez peu abordé lors des récentes primaires, et qui me semble avoir une importance cruciale quant à notre avenir : la vision du passé. Car il est selon moi révélateur du déséquilibre de notre société. Récemment encore, je suis allé à Egilsstaðir pour un incentive, et j'ai eu l'occasion d'en parler longuement avec d'autres personnesentre deux animations. C'est que plusieurs candidats parlent purement et simplement dans l'idée de réécrire les livres d'Histoire donnés par l'école, l'enjeu étant d'en offrir une version idyllique où l'Histoire de France serait un long fleuve tranquille. Je me doute que le contenu des cours délivrés aux élèves ne mobilise pas les foules, et moi-même je m'en moque éperdument en général. Mais dans ce cas précis, c'est un peu plus important cette fois. Car tout cela illustre un écroulement de la France vers l'extrême-droite. C'est un glissement si insidieux que nous ne le remarquons même plus. La gauche a pour ainsi dire disparu, puisqu'elle propose des mesures de droite lorsqu'elle est au pouvoir. Mais la droite fait de même, car elle a de son côté carrément orientée vers le FN. C'est au point que des politiciens hors FN plaident sans sourciller un révisionnisme historique, est symptomatique. L'on ne peut plus parler de courtiser les voix du Front National, à ce niveau : cela revient à entériner la vue de l'extrême-droite. Ce rayonnement de l'extrême-droite dans les esprits est particulièrement affolante, dont la victoire de Trump n'est qu'un des nombreux signes. Le mouvement s'est inversé : désormais, c'est lorsqu'on condamne cette dérive, on est qualifié de bobo. Et ça, c'est selon moi très mauvais pour la prochaine décennie. Sinon, j'ai été conquis par cet incentive en Islande. Tenez, je vous mets en lien l'agence qui s'en est chargée : ce n'est pas tous les jours qu'on a affaire à une organisation de cette qualité. Pour plus d'informations, allez sur le site de cette agence séminaire en Islande.
mardi 16 mai 2017
Le triomphe du pessimisme
Créditée de 40,5 % des suffrages exprimés par la vague 14 de l’enquête électorale française du Cevipof (dont le terrain a été réalisé du 30 avril au 3 mai 2017 avant le débat télévisé), Marine Le Pen obtient un peu plus de 34 % des suffrages au soir du second tour de la présidentielle, le 7 mai. La victoire écrasante d’Emmanuel Macron ne peut cependant cacher le fait qu’une progression spectaculaire du vote en faveur du Front national s’est opérée depuis 2012, mais aussi depuis 2002 lorsque Jean Marie Le Pen avait obtenu 17,8 % des suffrages exprimés. Cette situation peut s’expliquer sans doute par le contexte particulier de l’élection présidentielle de 2017. Au total, on remarque que 38 % seulement des électeurs déclarent, à la veille du scrutin, vouloir voter pour Emmanuel Macron par adhésion alors que la proportion d’électeurs de Marine Le Pen adhérant à son programme est de 57 %, une proportion certes bien supérieure mais qui laisse tout de même 43 % la choisir par défaut. Au total, l’élection présidentielle de 2017 a produit de nombreuses frustrations et mis en en lumière le décalage entre l’offre et la demande politique. Mais elle recouvre également un nouvel investissement dans le Front national qui absorbe en grande partie la vague populiste et souverainiste qui déferle sur la France depuis 2012. La présidente du FN entend faire de cette dynamique l’axe autour duquel elle cherche à organiser l’opposition. Le niveau électoral atteint par Marine Le Pen, outre le fait qu’il va mettre en cause le scrutin uninominal pour les élections législatives, qui ne permettront pas au FN de prolonger ce succès à l’Assemblée nationale, montre que sa base électorale s’est singulièrement élargie et ne correspond plus à la seule classe ouvrière ou aux petits commerçants. Le vote de classe s’est érodé pour laisser la place à un vote de classement. L’augmentation du vote en faveur du candidat du Front national a été multipliée en moyenne par un peu plus de deux entre le second tour de la présidentielle de 2002 et celle de 2017. Cette évolution moyenne doit être cependant discriminée par catégorie socioprofessionnelle. La comparaison peut être faite avec les résultats du panel électoral du Cevipof mené en 2002. On voit que les niveaux de départ ne sont pas les mêmes puisque Jean Marie Le Pen avait obtenu environ 11 % des suffrages exprimés chez les cadres contre 24 % chez les ouvriers. Si sa fille double son score chez les ouvriers, phénomène de croissance largement observé par les analystes depuis des années, elle arrive presque à le tripler chez les cadres et à le quadrupler chez les petits indépendants (agriculteurs sur petites et moyennes exploitations, artisans, petits commerçants). Elle fait également plus que le doubler chez les grands indépendants (chefs d’entreprises de 10 salariés et plus, professions libérales, agriculteurs sur grandes exploitations).
vendredi 14 avril 2017
Les PME, le levier de croissance de la grande distribution
Les TPE et PME contribuent à près de 40 % de la croissance des grandes et moyennes surfaces (GMS). C’est l’un des enseignements du premier Observatoire PME-grande distribution1, révélé en décembre 2016 par la Fédération des entreprises et entrepreneurs de France (FEEF), fournisseurs de la distribution, et la Fédération du commerce et de la distribution (FCD), représentant, elle, les grandes enseignes. Leurs atouts ? « L’empreinte locale et/ou régionale » pour les TPE et le fait que « les PME peuvent couvrir l’ensemble des magasins d’une enseigne MDD nationale », note l’Observatoire. Outre cette forme de complémentarité, elles sont aussi « bien présentes » sur le premium, qui tire la croissance (voir le dernier graphique ci-dessous), et « innovent et permettent d’attirer du trafic et d’attirer des shoppers friands de marques locales et de différenciation ». « Les marques PME tirent l’essentiel de la croissance des GMS, observe de son côté Dominique Amirault, président de la FEEF. C’est lié à une relation client très collaborative, pas conflictuelle ». Autrement dit, la capacité des petites et moyennes entreprises à dialoguer avec les grandes surfaces sur l’offre à proposer aux consommateurs. Et si la collaboration est un atout, la « différenciation » des produits en est, selon lui, un autre. Mais en dépit de leurs atouts, les PME ne parviennent pas toujours à s’imposer face à d’autres types de structures, dans un contexte très concurrentiel. « S’agissant des marques de distributeurs (MDD), les fournisseurs PME ont un peu baissé. Happées par la guerre des prix, elles se sont mises aussi à faire appel à des grands groupes, ce qu’elles ne faisaient pas avant », relate Dominique Amirault. Bonne nouvelle cependant : il existe un levier que les PME peuvent activer pour revenir dans la course. « Ce qui progresse en revanche, c’est le bio, le sociétal. C’est là qu’est l’avenir de la MDD », estime le président. C’est donc là que les PME ont une carte à jouer pour se démarquer. Autre enjeu : faire entrer la RSE dans les négociations. Une seconde thématique que peuvent exploiter les PME pour se différencier. D’autant que le mouvement déjà amorcé: « Nous sommes en train de passer des accords avec des enseignes », indique Dominique Amirault. Pour que la RSE soit d’égale importance pour tous, au bénéfice des consommateurs.
mercredi 12 avril 2017
Londres insolite
Un truc que j'adore : prendre des vacances en plein milieu de l'année, alors que tout le monde travaille. Je me sens encore plus privilégié dans ces moments-là. Tout récemment, j'ai effectué un voyage insolite à Londres avec ma femme. C'est plutôt curieux. Il n'y a encore pas si longtemps, ma femme et moi bourlinguions par nos propres moyens. Le fait que des gens puisse préférer voyager en groupe nous révulsait. Nous ne sommes pas particulièrement des ours. Néanmoins, nous avons fait le choix de voyager de notre côté après avoir fait l'expérience d'un voyage avec des amis. Je crois que nous nous sommes éloignés dans la foulée. Nous les fréquentions pourtant ces gens depuis des années, mais le fait de vivre avec 24h/24 pour découvrir leurs défauts. Nous avons entrevu leur côté obsédé et voyaient leurs vacances de manière très militaire : réveil au petit matin, programme de malade, pas une seconde pour prendre son temps. Si vous me connaissez, vous savez combien c'est à l'inverse de ma façon de penser. Autant vous dire que j'ai eu beaucoup de mal durant cette semaine-là et j'ai rêvé plus d'une fois de mettre du Xanax dans leur café. Et pourtant, au final, nous avons cédé au charme des voyages organisés. Bizarrement, il est apparu qu'il était plus facile de voyager avec des individus qui nous étaient étrangers. On peut très bien rester dans son coin sans parler à personne ; les enjeux sont beaucoup moins grands. C'est la liberté de choisir qui nous attire avec le voyage , en fin de compte. Libre à chacun de faire toutes les visites au sein du groupe ou le faire à deux. Et vous pouvez me croire, ça change tout. Voilà l'agence qui a organisé ce voyage. J'ai été séduit par l'organisation. Retrouvez plus de renseignements sur l'organisateur du voyage insolite.
mardi 14 mars 2017
Le retard des entreprises françaises dans les TIC
Oups! Alors que, dans les pays leaders, 95% des entreprises ont un site web et que, dans l’UE 28 (incluant des pays comme la Roumanie ou la Grèce, rappelons-le), cette présence concerne les 3/4 des entreprises, en France… cette proportion descend aux 2/3 seulement. Mais d’autres chiffres sont plus préoccupants. Par exemple, la moitié seulement des salariés français utilise régulièrement Internet, quand cette proportion est de 71% dans les pays leaders. On remarquera toutefois qu’elle n’est que de 49% dans l’UE 28, signe que l’Union Européenne est loin de la frontière technologique représentée par les pays leaders. Enfin, la France est très en retard sur les pays leaders et sur l’Union dans son ensemble pour la présence des entreprises sur les réseaux sociaux ou sur l’usage du cloud dans le stockage des données. La part des TIC dans la valeur ajoutée. Par rapport à l’Allemagne (qui n’est pas le pays le plus avancé sur le sujet), la France accuse un retard substantiel dans la part du PIB dépendant des TIC. On notera que ce retard concerne particulièrement les « industries des TIC », c’est-à-dire la fabrication de matériels. Sur ce point, la France est talonnée par l’Italie et ne tient manifestement pas la place qui lui est dévolue. Concrètement donc, alors que l’idée d’une « taxe sur les robots » progresse, les statistiques montrent clairement que la France peine à robotiser, à digitaliser, à numériser, son activité traditionnelle. Ce retard est inquiétant, parce qu’il n’annonce rien d’optimiste sur notre capacité à coller à la frontière technologique ouverte par d’autres pays…
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